Après l’hiver, le printemps, dit-on…
Ça tombe bien, les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2026.
Or, justement, le printemps, c’est le 20 mars !
Le bon tempo pour changer aussi de saison politique, non ?
10 ans déjà que la droite noiséenne tient la ville et dicte son rythme à grands coups de délégations de service public dégradé, d’urbanisme incontrôlé sous fond de territoire, le Grand Paris Grand Est qui, en loucedé, donne le la, comme Epamarne avant – merci Macron et ses amis -, le tout dans un abandon d’État généralisé, dotations des collectivités à la baisse, hôpital en berne, école au rabais, chantier écologique vital sans vision d’avenir pour les générations futures…
La liste est longue mais elle serait incomplète sans évoquer une atmosphère politique délétère, la répression à tous les étages, les dénis démocratiques, quasi permanents dorénavant, les fortunes écœurantes et indécentes qui s’accumulent, encore plus depuis 2017, et la pauvreté galopante et, maintenant, l’appel aux armes d’un macronaparte, désavoué massivement comme jamais le fût un président de la République.
Quelle tristesse, quel cynisme éhonté !
Un contexte nauséabond qui impose résistance et détermination… et la commune, avec un grand C, en est un point d’appui indispensable.
Pas pour les ambitions personnelles, pas pour la soupe au pouvoir ! Non !
Simplement pour réaffirmer au quotidien notre besoin de solidarité, de justice, de tolérance, de fraternité et d’équité.
On se dira, facilement d’ailleurs, la droite, la gauche, c’est pareil, ils sont tous d’accord…
Pas faux nationalement puisque c’est bien sous le quinquennat Hollande, juste après Sarkozy, le multi-condamné, que la réforme Touraine, première attaque contre les régimes de retraites avec son cortège déjà de répression, – merci Cazeneuve et Valls, d’authentiques gens de gôche -, bien évidemment, a été lancée …
Pas faux, non plus, quand un Macron, nourri sous Hollande, se réclame “sans étiquette”, – tiens donc -, ni de droite, ni de gauche, vaguement centriste, finalement bien à droite, quitte, on le voit à l’Assemblée Nationale depuis juillet 2024, à passer des compromis douteux avec la droite et le Rhaine … jusqu’à aujourd’hui après 3 premiers ministres, tous aussi sinistres accoquinés avec le Sénat aux mains d’un LR qui n’en finit pas de se déliter, ailleurs et partout, d’Edouard Philippe jusqu’à Ciotti, le même qui nous a fait payer à tous et toutes l’accueil de sa propre mère en Ephad, sans oublier un vendéen du nom de Retailleau, biberonné par De Villiers, déjà comparse de l’extrême droite de longue date…
Pas faux localement puisque c’est bien durant les 20 ans de mandat de Pajon qu’ont “fleuri”, délégations de service public municipaux, urbanisme décrié – rappelez-vous, ce refus obstiné de dialogue pour les Bas-Heurts -, négation de la crise sanitaire qui déjà s’annonçait, réouverture du centre municipal de santé du Champy, cassé par la droite, refusé, médecins vieillissants, fermeture de la clinique de la Croix Aux Biches ou arguties égotiques partagées avec son créateur en devenir pour l’hôpital privé construit finalement à Bry-sur-Marne et, cerise sur le gâteau, la police municipale… On connait la suite en 2025 !!!
Pas faux localement encore quand la droite marsignienne continue le chantier destructeur de démolition du service public, tant la recette des délégations de service public a déjà été testée par ses prédécesseurs, de gôche, bien évidemment. Pas faux, non plus, quand un urbanisme débridé, à grand renfort de capitaux privés, ce qui exclut d’entrée quasiment le logement social dont tant de nos concitoyens ont besoin, se développe sur la moindre parcelle foncière…
Pas faux, enfin, quand les mêmes méthodes autoritaires sous fond d’un mode de scrutin proportionnel inégal – pensez donc, la liste arrivée en tête rafle en toute circonstance, même avec seulement 30% des voix exprimées, voire moins, la moitié des sièges du conseil municipal, le reste toujours à la proportionnelle lui garantissant une majorité absolue – président les débats et justifient goujaterie et déni démocratique …
Alors que faire ? Y-a-t-il une bonne nouvelle dans ce cloaque ?
Oui et, en fait, il y en a deux…
La première, c’est un changement de génération. Ce qui veut dire que, peut-être, rien n’est moins certain selon les appétits de pouvoir de ceux qui se reconnaitront ou pas, qu’il est possible que d’autres citoyens, d’autres citoyennes s’emparent d’un débat public débarrassé des errements précédents en acceptant y compris les rapports de force utiles, ceux qui disent que l’on peut faire autrement et que c’est pour le bien de tous, et il y a urgence tant la tâche qui les attend est lourde d’incertitudes nationales et internationales.
La seconde, et on nous pardonnera aisément d’avoir choisi notre camp, c’est de pouvoir identifier qui est qui et ça, c’est fait…
A droite, matinée Rhaine, peut-être, un troisième mandat pour la maire sortant, après avoir été entre temps conseillère régionale – Mais quand allons-nous tous et toutes comprendre que deux mandats consécutifs suffisent et sans aucun cumul, bien évidemment ?
Compte tenu du bilan brièvement évoqué et des outrances du temps et des débats municipaux qui passent, la dernière “arnaque” étant celle d’un gymnase et d’un City-stade à démolir à peine construit pour ce dernier, le tout sans dialogue avec ses utilisateurs et, surtout sans dire la vérité crue, à savoir une nouvelle gare, celle du Grand-Paris-Express et de belles opérations immobilières à venir rapidement avec la bénédiction d’Epamarne, l’opérateur d’État de la ville nouvelle qui resurgit à cette faveur. La messe est dite pour plusieurs d’entre-nous. Ce sera sans elle …
A droite toujours, versus centriste et macroniste, un Projet citoyen dont on reconnaitra à son “leader” une honnêteté politique, celle de dire d’où il parle mais aussi d’avoir quitté la “majorité municipale” et son poste d’adjoint-maire pour cause de désaccord de méthode, probablement, mais aussi, peut-être de projet … citoyen, ce qui revient au même.
A droite, probablement encore, mais sans vouloir le reconnaitre, ni le dire, le Parti des Sans Étiquettes qui fleure bon, au-delà de la sympathie que l’on peut avoir pour tel ou telle, un goût de l’aventure personnelle, sous couvert d’un rassemblement incontestablement militant et engagé depuis sa scission en cours de mandat avec le précédent.
Ce qui ne veut pas dire dans un cas comme dans l’autre, que des propositions de bon sens ne peuvent pas être mises en débat commun, à la nuance près, et elle est de taille, que la logique entrepreneuriale et les “bienfaits” très relatifs du privé par rapport au service public font une différence majeure pour un programme d’action municipale au service de toutes et tous. On ne peut pas se cacher derrière son petit doigt !
A gôche, parait-il, un opiniâtre qui aura cumulé honneurs et titres de 1995 jusqu’au 15 mars 2026, sans aucun doute . Adjoint-au-maire de 1995 à 2015, conseiller départemental depuis 1998, vice-président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, il est aussi la preuve par l’exemple de la nécessité d’en finir avec le cumul de mandat et d’une obligation démocratique à venir de s’en tenir à deux mandat électifs successifs et pas plus. Rien de personnel dans cette affirmation, simplement une revendication pour permettre un renouvellement démocratique indispensable et éviter, de fait, des rentes de situation, non pas anormales car un élu travaille, mais pour en finir avec un risque de confusion entre parcours personnel et professionnalisme politique.
Nous n’en dirons pas plus, si ce n’est que nous n’avons pas oublié qu’en 2020 pour une autre élection municipale, un invité de marque, Bernard Cazeneuve, participait au lancement de la liste de gôche à ses côtés, le même, qui, comme ministre de l’intérieur, avait laissé la répression s’abattre sur les cortèges de manifestants en lutte contre la réforme des régimes de retraite dite Touraine, méthode qui, à l’évidence, en a inspiré d’autres de 2017 à ce jour, des gilets jaunes aux manifestants contre une autre réforme des régimes de retraite dans la continuité de la précédente et pire.
Enfin, comment ne pas dire que les tentatives locales de défendre un nouveau front populaire rassembleur ont échoué sous fond de choix partisan jugé incontournable pour qui avait déjà décidé de candidater sans penser un instant se mettre autour de la table pour cela ?
A gauche, vraiment, un rassemblement citoyen s’inscrivant résolument dans une histoire partagée et pour écrire ensemble l’avenir, un rassemblement à l’image d’une ville plurielle, respectueuse des différences, soucieuses du bien commun et de solutions toujours neuves. Un rassemblement avec une figure représentative de notre commune, un renouvellement générationnel militant issu de tous les quartiers, soutenu sans hésitation par La France Insoumise, Génération.s, les Radicaux de Gauche, aujourd’hui par le Parti Communiste Français, et leurs adhérents en toute liberté. Un rassemblement autonome et co-construit par ses acteurs, ses actrices librement avec un programme local de progrès social où aucune question n’est éludée.
Alors quoi ?
Faire un choix ?
Plusieurs d’entre nous, de celles et ceux qui ont fait vivre NSAGV, de celles et ceux qui continuent de penser obstinément qu’un rassemblement efficace se fait du bas vers le haut et non l’inverse, ont choisi.
A gauche, vraiment, avec Khady THIAM !!!
L’électron libre du moment
Etienne Doussain
Mais si Étienne m’a proposition est pertinente! D ordinaire dans une organisation qui se veut démocratique toutes les propositions doivent être prises en considérations et ensuite la majorité décide.
Jean,
Je maintiens qu’elle n’est pas pertinente en raison même du fonctionnement actuel de NSAGV pour lequel la notion de majorité au sein d’un organisation “informelle” de fait reste pour le moins très aléatoire.
Tu es le seul à avoir réagi à mon billet d’humeur, ce qui confirme mon propos.
En revanche, rien ne t’empêche de réagir de la même façon.
Tu conviendras, comme moi probablement, que l’idée d’un fonctionnement général “démocratique” au sein de NSAGV reste un souhait peu opérationnel depuis plusieurs mois maintenant. Je le regrette comme toi mais c’est ainsi…
Bonjour a tous,
Pour avoir constaté que la liste Constant mobilise aussi une partie de la gauche egalement diversifiee, comme celle de Khady Thiam, avec un programme proche, je propose toujours que NSAGV annonce soutenir les deux listes de façon à favoriser un rapprochement et battre les droites.
Jean
Bonjour Jean,
Il ne t’aura pas échappé que ce billet d’humeur est une prise de position personnelle. Elle n’engage que moi et pas NSAGV. La gestion du blog a toujours permis qu’il en soit ainsi et c’est bien.
Il ne t’aura pas échappé, non plus, que ta proposition n’est pas pertinente … puisque plusieurs d’entre-nous, soit par le biais des organisations dont ils et elles sont membres, soit à titre individuel pour celles et ceux qui n’adhèrent pas à une organisation, ont déjà pris position en faveur de la liste conduite par Khady Thiam, le tout en veillant à ne pas associer le sigle de NSAGV.
Ce qui implique bien évidemment que NSAGV, si tant est que ce collectif est encore en capacité de débattre collectivement en étant représentatif de toutes celles et tous ceux qui l’ont soutenu dans sa démarche, ne peut pas prendre position en tant que tel.
En revanche, si tu veux affirmer ton soutien à la liste menée par Constant avec un billet personnel, c’est parfaitement possible mais merci de veiller à ne pas associer le nom de NSAGV comme nous le faisons pour plusieurs d’entre-nous.
Enfin, comment ne pas relever, ce qui m’étonne, que ton affirmation concernant la ressemblance des programmes, probable sur quelques points d’ailleurs, ne tient pas pour l’instant. Noisy, Une Histoire Partagée n’a pas partagé publiquement l’ensemble de ses propositions. Pour Constant, je ne suis pas allé à la pêche aux informations…
Etienne Doussain
Toujours un plaisir de retrouver cette plume !